Le voilier à l'arrivée du canot

Samedi 25 juillet 2026 - Avec un vent soutenu et une mer formée, deux hommes à bord d'un voilier n'arrivent plus à manœuvrer…

Il est 20h41 quand l'alerte est donnée.
Deux hommes à bord d'un voilier, au large entre Sauzon et les Poulains, tentent depuis un moment de gagner le port. Leur grand voile est arisée, mais il leur est impossible d'enrouler ou d'affaler leur génois, et un vent de nord-ouest assez soutenu et une mer avec des creux de deux à trois mètres rendent la manœuvre impossible.

Le canot appareille à 21h02 et se trouve en vue du voilier un quart d'heure plus tard.
Très rassuré de nous voir arriver, le skipper passe à l'avant du voilier pour affaler le génois – ce qu'il n'osait pas faire avant, de peur de tomber à l'eau.
Le canot est positionné au vent du voilier pour limiter un peu le vent et les mouvements de la mer, mais ce n'est hélas pas un porte-container et l'opération, délicate et très sportive pour le skipper de 67 ans, prend plus d'une demi-heure.

21h55, le génois est enfin affalé. Heureusement, car la nuit qui commence à tomber aurait bien compliqué les choses.
Le voilier, enfin manœuvrant sous grand voile réduite, prend la direction du port de Palais.
Pas besoin de remorquage, mais l'escorte du canot jusqu'au port est tout de même très appréciée après toutes ces émotions.

Il est 22h48 quand le canot regagne son poste, et le voilier est amarré quelques minutes plus tard à couple d'un autre voilier, au grand soulagement de ses occupants.

Le voilier, handicapé par son génois qu'il ne peut affaler, n'arrive pas à regagner le port.Le voilier manœuvre pour se mettre bout au vent.Surveillance de tous les instants depuis le canot.Manœuvre difficile : le skipper en train d'affaler son génois.Le génois est enfin affalé, le bateau fait route vers Le Palais.

Bilan : deux hommes sains et saufs et leur voilier ramenés au port.

Équipage : Charles Roussette, Frédéric Le Doux, Pierre-Yves Brière, Pierre Mouty, Elouan Rousselot, Antoine Samzun.